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L'ACACIA

SUPPORTIVE CARE

                                                     Soins palliatifs  


Peut-on venir en unité palliative pour une durée limitée ?

Certainement.

Si la plupart des patients admis en unité de soins palliatifs y viennent terminer leur vie, une fraction importante des malades accueillis ne font dans l’unité qu’un séjour limité.


Ce séjour a pour but de les préparer à un retour à domicile après séjour en service aigu où ils ont fait l’expérience douloureuse de la mise au point, de l’annonce du diagnostic et de traitements parfois pénibles.


Les malades sont admis pour gestion de symptômes difficiles à gérer (douleurs, nausées et vomissement, détresse psychique…)


Dès que leur état est stabilisé, les malades rejoignent leur lieu de vie habituel.

 

Meurt-on plus vite quand on est transféré en soins palliatifs ? 

 


De nombreux patients et familles s’opposent au transfert en unité palliative ou retardent au maximum cette orientation.

Pourquoi ces réticences ?


La première explication s’appuie sur le fait réel que le transfert en unité palliative marque une étape symbolique forte dans le cours de la maladie, une étape de  prise de conscience de l’inéluctable qui s’oppose au déni ou aux faux espoirs.


C’est en cela que le transfert en unité de soins palliatifs est difficile car lourd de sens.


Un autre argument mis en avant est que la prise en charge palliative va accélérer le décès du fait de mesures plus ou moins actives, de l’utilisation de doses majeures d’antalgiques ou faisant suite au désespoir du malade abandonné à son triste sort.


Ce n’est pas le cas. Les seules mesures prises sont celles prises dans l’intérêt du malade et dans le seul but d’une gestion optimale des symptômes négatifs.


Si certains patients lâchent prise rapidement  après un transfert en unité palliative, d’autres y retrouvent une sérénité et un confort qui redonnent sens et leur vie en est prolongée. 

 

 

 

 

Combien de temps peut-on séjourner en soins palliatifs ?

Pour autant que les besoins de soins palliatifs spécifiques restent nécessaires, il n’y a pas a priori de limites de temps.


Cependant, il existe des situations où il peut être demandé, après un certain temps, de réorienter le malade vers d’autres types de prise en charge (MRS, domicile…).


Il s’agit de situations où contrairement à ce qui était prévisible, le malade voit son état se stabiliser ou s’améliorer de telle sorte qu’il n’existe plus d’arguments pour justifier une prise en charge spécifique.


C’est assez fréquemment le cas de patients orientés trop tôt ou à tord vers l’unité palliative à l’occasion d’une dégradation passagère.


Il est recommandé, pour les malades séjournant en MRS, de ne pas renoncer d’emblée à la chambre qu’ils occupaient avant d’en avoir discuté avec le médecin du service palliatif qui après quelques jours de recul sera plus à même de les conseiller.

 

Est-ce coûteux d'être soigné en soins palliatifs ?

La question du coût engendré par un séjour en unité de soins palliatifs est régulièrement abordée.


Certains malades ou familles se font une idée fausse de cette dimension et par pudeur, évitent d’aborder le sujet et refusent une admission en unité palliative.


Notre unité est un service intégré au Centre Hospitalier de la Basse-Sambre. Le montant réclamé au patient  correspond à celui qui est réclamé dans tout autre service pour un séjour en chambre commune. Ce montant est donc très raisonnable et ne devrait pas constituer un frein à l’hospitalisation.


Le fait que les patients de l’Acacia soient accueillis en chambre à un lit n’implique aucun supplément de frais de séjour ni d’honoraires médicaux.

 

 

 

Tous les patients sont-ils nécessairement sous morphine ?

Absolument pas.


La morphine n’est prescrite que dans la mesure où elle répond à des besoins spécifiques.


Ainsi en va t-il de la gestion de la douleur ou de certains symptômes respiratoires qui peuvent être améliorés par son administration.


Il n’existe donc aucune « obligation » à recevoir de la morphine simplement du fait d’être hospitalisé en unité palliative.


La morphine n’est pas utilisée pour endormir les patients ou hâter leur décès.


Il ne s’agirait en aucune façon d’une manière de pratiquer en accord avec la définition et la pratique sérieuse des soins palliatifs.

 

Pratique t-on l'euthanasie en unité de soins palliatifs ?

 

enPratique t-on l’euthanasie unité de soins palliatifs ?

 

Un patient en soins palliatifs est un patient qui jouit des mêmes droits que tout autre patient.

A ce titre, il peut exercer son droit et demander que soit pratiqué sur lui une euthanasie.


Si une euthanasie est pratiquée, elle se conçoit donc dans le cadre strict de la loi. (la loi)

La loi demande qu’à tout patient qui réclame une euthanasie, il lui soit proposé une prise en charge palliative.


De notre point de vue, euthanasie et soins palliatifs sont des concepts indépendants  et non-contradictoires même si des soins palliatifs de qualité peuvent souvent  constituer une réponse pour celui qui désire mourir plutôt que d’endurer une longue souffrance.


L’option palliative ne constitue cependant pas une solution universellement choisie.


Certains malades, même s’ils jouissent d’une excellente prise en charge, ne désirent pas vivre le cours naturel de la maladie et souhaitent mourir. 

Ils mettent en avant des arguments philosophiques, de dignité personnelle que nous respectons.